Voisine immédiate de Lille au nord, La Madeleine s'étire le long de la Deûle et se distingue par son habitat dense de maisons de ville en brique rouge, typiques du bâti flamand de la fin du XIXe siècle et des années 1900-1930. Des quartiers du Romarin, de Berkem et du Pont jusqu'au centre, ces maisons mitoyennes forment un tissu urbain serré où l'amiante se cache surtout dans les parties les moins visibles.
Sur ces maisons madeleinoises, l'amiante se loge d'abord dans les toitures de garages, d'appentis et de vérandas anciennes en plaques ondulées de fibrociment, ainsi que dans les conduits de fumée en amiante-ciment. À l'intérieur, les rénovations mettent régulièrement au jour des dalles de sol vinyle-amiante et leur colle noire bitumineuse, sous les moquettes et les parquets flottants posés par-dessus au fil des décennies.
Le climat océanique du Nord, humide et venteux, accélère la dégradation des plaques exposées : la pluie fréquente et les mousses qui colonisent le fibrociment fragilisent la matrice et libèrent des fibres. Beaucoup de nos chantiers madeleinois sont déclenchés par une vente, très active dans cette commune prisée, ou par une rénovation énergétique qui impose de retirer l'amiante avant d'isoler ou de reprendre la couverture.
Depuis notre base lilloise toute proche, nous désamiantons à La Madeleine maisons de ville, dépendances et petits locaux sous certification sous-section 3 : plan de retrait, confinement pour les travaux intérieurs, dépose sécurisée des toitures, puis évacuation tracée des déchets vers une installation de stockage agréée. Chaque dossier madeleinois se termine par la remise des documents réglementaires.